LE HPV

Le HPV (Human papilloma virus) est responsable de plusieurs maladies. Il en existe en effet plus d’une centaine provoquant soit les verrues des mains et des pieds qui ne sont pas des IST, soit des verrues génitales (condylomes, condylomata acuminata) très contagieuses, ou encore des cancers (cancer du col de l’utérus surtout, mais aussi cancer de la vulve, de l’anus, très rarement du pénis ou de la région oro-pharyngée -gorge,bouche). L’organisme élimine spontanément à 70% le virus HPV après un an et jusqu’à 90% après 2 ou 3 ans.

Il existe à l’heure actuelle 2 vaccins contre l’HPV en Belgique, administré tous les deux sur une période de 6 mois. On sait que la vaccination contre le HPV a un effet protecteur jusqu’à 4,5 ans après la vaccination. Il est préférable de se faire vacciner vant les premiers contacts sexuels, elle est aussi recommander pour les personnes vivant avec le VIH. Depuis 2019, les enfants, garçons ou filles, de 13 et 14 peuvent être vaccinés gratuitement. La vaccination est remboursée pour les filles de 12 à 18 ans.

Les verrues génitales sont des proliférations de tissu qui peuvent former des « crêtes de coq ». Elle peuvent prendre différentes couleurs, parfois être planes et se situent au niveau de la vulve, du vagin, du col de l’utérus, de l’anus, du scrotum ou du pénis. On peut aussi les trouver sur la cuisse ou dans l’aine et très rarement dans la bouche. Les verrues externes peuvent s’accompagner de chatouillements, les internes peuvent provoquer des pertes vaginales, une gêne au niveau de l’anus ou en urinant. La grande majorité des gens ne ressentent rien. Le papillomavirus est néanmoins terriblement contagieux.

Les verrues génitales sont très contagieuses lors des rapports oraux, vaginaux et anaux (pénétration anale et vaginale, fellation, cunnilingus ou anulingus) mais aussi lors du contact de la main et de l’anus ou du vagin. La transmission se fait par le contact peau contre peau. Le préservatif diminue le risque de transmission mais ne protège pas à 100% de cette infection. En cas de lésions visibles, il faut éviter tous rapport jusqu’à leur guérison.

Le risque d’avoir un HPV augmente avec le nombre de partenaires sexuels et en cas d’autre IST ou d’herpès labial. Le risque de développer un cancer augmente si on ne traite pas la lésion précancéreuse et/ou si la personne porteuse du VIH (qu’il soit homme ou femme) est aussi porteuse d’une infection à HPV.

Rarement,la mère peut transmettre le virus à son enfant lors de l’accouchement, provoquant chez celui-ci une obstruction des voies respiratoires.

Dépistage :

  • On ne réalise pas de dépistage des verrues s’il n’y a pas de plaintes. Le diagnostic de verrues se fait en général par un simple examen par votre médecin. Parfois, il devra faire une biopsie (prélever un petit morceau de peau) de la lésion pour vérifier le type d’HPV.
  • Chez les femmes : le médecin réalisera un frottis du col de l’utérus (c’est l’orifice de l’utérus, au fond du vagin) pour s’assurer qu’il n’y a pas de début de cancer. Même sans lésion, il est important pour la femme de réaliser un frottis du col régulièrement.

Pour traiter, il existe différents produits que vous ou le médecin pouvez appliquer sur les verrues. En cas de lésions plus importantes, de la cryothérapie ou de la chirurgie sera nécessaire. Même traités, les verrues peuvent réapparaître.

HPV - O'YES ASBL